Questions fréquentes
Si, après avoir parcouru cette liste de questions, vous ne trouvez pas votre réponse, n’hésitez pas à nous contacter à info@dsp-asbl.be
Qu’est-ce que le protoxyde d’azote ?
Le protoxyde d’azote (N₂O), aussi appelé gaz hilarant ou « proto », est un gaz incolore à l’odeur légèrement sucrée, utilisé en médecine (mélangé à l’oxygène comme antalgique ou anesthésique léger) et dans l’industrie, notamment dans les cartouches pour siphons à chantilly ou certains aérosols. Détourné de son usage initial, il est transféré dans des ballons puis inhalé pour ses effets rapides et brefs : euphorie, rires, sensation de flottement, distorsions visuelles et auditives, effets sédatifs.
Qu’est-ce que le microdosing (de psychédéliques) ?
Une microdose est une très faible quantité de substance psychédélique, insuffisante pour provoquer les effets marqués sur la perception ou la conscience habituellement associés à ces produits. Le microdosing consiste à en prendre régulièrement, souvent deux à trois fois par semaine, dans l’objectif d’améliorer l’humeur, la concentration, la productivité ou la créativité, sans ressentir d’effets psychédéliques intenses.
Qu’est-ce que le PTC (« pète ton crâne ») ou Buddha Blue ?
PTC (« Pète ton crâne ») ou Buddha Blue est une substance de la famille des cannabinoïdes de synthèse. Fabriquées pour imiter les effets psychoactifs du cannabis, plus principalement du THC, les cannabinoïdes de synthèse sont commercialisés sous forme de liquide pour cigarettes électroniques ou de mélanges de plantes séchées. Pour en savoir plus nous vous invitons à consulter le site de notre partenaire infor Drogues et addictions
Qu’est-ce que la kétamine ?
La kétamine est un produit psychotrope de synthèse, utilisé à l’origine en médecine humaine et vétérinaire comme anesthésique général (elle provoque une anesthésie dite « dissociative », séparant le corps et l’esprit). Consommée à usage non médical dans le milieu festif, elle se présente le plus souvent sous forme liquide ou de poudre cristalline, et plus rarement en gélule ou capsule.
Qu’est-ce que la cigarette électronique ?
La cigarette électronique est un dispositif sans combustion permettant d’inhaler des e-liquides contenant ou non de la nicotine. Certains dispositifs sont rechargeables, d’autres sont jetables (Puffs). La vente de ces derniers a été interdite. Plus d’infos sur le site de notre partenaire le FARES
Le protoxyde d’azote : qu’est-ce que c’est et est-il dangereux ?
Le protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de gaz hilarant, est un gaz d’usage courant stocké dans des cartouches pour siphon à chantilly, des aérosols d’air sec ou des bonbonnes utilisées en médecine et dans l’industrie. Détourné de son usage initial pour ses propriétés euphorisantes, il est transféré dans des ballons de baudruche afin d’être inhalé.
Le protoxyde d’azote peut être dangereux, y compris en cas d’usage ponctuel. Lors d’une utilisation aiguë, il existe un risque de brûlures par le froid (notamment en cas d’inhalation sans réchauffement préalable), d’asphyxie, en particulier en cas d’inhalation dans un espace confiné ou via un masque, ainsi qu’un risque d’embolie pulmonaire. La modification de l’état de conscience peut également entraîner des accidents. Des effets indésirables tels que vertiges, nausées et vomissements peuvent aussi survenir.
En cas d’usage répété sur plusieurs semaines ou mois, des complications graves peuvent apparaître. Le protoxyde d’azote inactive fonctionnellement la vitamine B12, ce qui peut provoquer des atteintes neurologiques telles que des paresthésies, une faiblesse musculaire, des troubles moteurs, voire des troubles cognitifs (désorientation) et psychiatriques (paranoïa, délire, hallucinations). Des complications hématologiques peuvent également survenir, avec un risque accru de thrombose (embolie pulmonaire, AVC).
L’arrêt de la consommation est essentiel en cas de symptômes, car une récupération est généralement possible, bien qu’elle puisse prendre plusieurs mois et que des séquelles puissent parfois persister.
Nous vous invitons à consulter la fiche pratique proposée par Eurotox pour aller plus loin
MDMA (ecstasy) : qu’est-ce que c’est et quels sont les risques pour la santé ?
Le principe actif de l’ecstasy est la MDMA (méthylènedioxyméthamphétamine), une molécule de la famille des cathinones, dérivée de l’amphétamine. Ses effets se situent entre l’effet stimulant et l’effet psychédélique. Elle se présente sous forme de comprimés de différentes couleurs (dosage très variable), mais aussi sous forme de poudre (cristaux) ou de gélules.
Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter la brochure complète de notre partenaire Modus Vivendi.
Kétamine : quels sont les risques pour la santé ?
La kétamine est un produit psychotrope de synthèse, utilisé à l’origine en médecine humaine et vétérinaire comme anesthésique général (elle provoque une anesthésie dite « dissociative », séparant le corps et l’esprit). Consommée à usage non médical dans le milieu festif, elle se présente le plus souvent sous forme liquide ou de poudre cristalline, et plus rarement en pilule ou capsule.
Sa consommation comporte plusieurs risques, non exhaustifs, notamment :
Lors de la prise : perte de repères spatio-temporels, troubles de la mémoire, difficultés d’élocution, troubles de la vision, nausées, troubles psychomoteurs avec risque de chute, tachycardie, et insensibilité à la douleur pouvant faire négliger une blessure.
Le « K-hole » (en cas de surdose) : perte totale de contact avec la réalité, hallucinations intenses, décorporation et dépersonnalisation — une expérience pouvant être vécue comme traumatisante.
En cas d’usage régulier ou prolongé : troubles persistants de la mémoire et de l’attention, anxiété, paranoïa, tolérance élevée, dépendance psychologique, ainsi que des troubles urinaires/rénaux et parfois hépatiques.
Risques liés au mode de consommation : atteintes du nez en sniff (saignements, perforation de la cloison), ou risques infectieux (hépatites, VIH, abcès) en cas d’injection ou de partage de matériel.
Mélanges : danger accru avec les dépresseurs (risque de dépression respiratoire, voire mortelle), les hallucinogènes (bad trips) ou les stimulants (troubles cardiovasculaires).
Risque de comportements sexuels non protégés ou non consentis en raison de l’altération de la conscience.
Qu’est-ce que le chemsex ?
Le chemsex est une pratique qui consiste à consommer des substances psychoactives (principalement stimulantes et désinhibitrices) dans le but d’intensifier le plaisir et la durée des relations sexuelles. Cette pratique est de plus en plus répandue notamment dans la communauté LGBTQIA+. Les produits les plus utilisés sont notamment la méthamphétamine, le GHB/GBL ou certaines cathinones, qui augmentent l’endurance, la désinhibition et l’excitation. Cette pratique peut entraîner des risques importants : infections sexuellement transmissibles, overdoses, dépendance, troubles psychologiques ou problèmes sociaux.
Pour aller plus loin nous vous invitons à découvrir notre podcast : “ Drugs and the city : Chemsex and the city”
Comment accompagner une personne concernée par le chemsex ?
L’accompagnement doit être bienveillant et sans jugement, afin que la personne se sente écoutée et comprise. Les premiers entretiens sont essentiels pour créer un lien de confiance et proposer un accompagnement médico-psycho-social adapté. Il est important d’évaluer la dépendance et de définir des objectifs avec la personne : réduction, contrôle ou arrêt de la consommation. Les entretiens motivationnels, les thérapies cognitivo-comportementales, les groupes de parole et le soutien par des pairs peuvent aider à sortir de la pratique. Des stratégies concrètes, comme supprimer les applications de rencontre ou éviter les contacts liés au chemsex, peuvent aussi faciliter le sevrage et prévenir les rechutes.
Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le site de notre partenaire Ex Aequo
Pourquoi la Rilatine fait-elle débat ?
Le méthylphénidate, commercialisé notamment sous le nom de Rilatine en Belgique et Ritaline en France, est un psychotrope de la classe des amphétamines employé pour traiter le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperkinétisme (TDAH). Son utilisation, si elle peut se montrer utile pour certain·es, est controversée en raison des risques de surdiagnostic, de médicalisation de problèmes psychiques ou de comportements jugés problématiques chez les enfants, du suivi psychologique insuffisant chez les enfants traités avec médicament ou encore des effets sur le long terme de ce psychostimulant.
Drogues : quels dangers réels ?
C’est une trop vaste question pour y répondre en quelques lignes. Nous vous invitons à consulter la page « Produits » de notre partenaire Infor Drogues & Addictions afin d’en savoir davantage sur les différentes drogues ; le cadre légal, les effets, les risques…
Si vous êtes inquiet·es à propos de votre consommation ou celle de l’un·e de vos proches, n’hésitez pas à prendre contact avec nos services de consultation et de guidance parentale.
La « renaissance psychédélique » : quels espoirs et quelles critiques ?
La « renaissance psychédélique » suscite des espoirs notamment autour du potentiel thérapeutique de certaines substances (ex. pour la dépression ou l’anxiété) et de nouvelles pistes de recherche. Cependant, elle fait aussi l’objet de critiques, car une partie de l’engouement médiatique et commercial (comme le microdosing) précède ou dépasse les preuves scientifiques actuelles, et les bénéfices restent souvent difficiles à distinguer de l’effet placebo. De plus, cette dynamique peut alimenter une vision simpliste ou spectaculaire des psychédéliques, sans suffisamment prendre en compte les risques, le contexte d’usage ni les facteurs sociaux et culturels.
Quel lien entre psychédéliques et santé mentale ?
La recherche clinique sur les psychédéliques montre qu’ils pourraient jouer un rôle significatif en santé mentale, notamment dans des contextes thérapeutiques encadrés. Après une longue interruption, les études récentes suggèrent que des substances comme la psilocybine ou la MDMA, lorsqu’elles sont utilisées avec soutien psychothérapeutique, peuvent être efficaces contre des troubles comme la dépression résistante, l’anxiété liée à une maladie grave, le syndrome de stress post-traumatique ou certaines dépendances, avec des effets qui durent au-delà des traitements classiques. Cela s’accompagne d’une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués, comme l’hyperplasticité, qui peut favoriser des changements psychologiques profonds quand ils s’intègrent dans un accompagnement soignant.
Le cannabis est-il légal en Belgique ?
Le cannabis n’est pas légal en Belgique. La loi belge interdit sa production, sa vente, son transport et sa détention. En Belgique entre 2005 et 2015, la détention de moins de 3 grammes par des personnes majeures était tolérée par les forces de l’ordre. Ce régime de tolérance, instauré par la Circulaire commune de 2005 a été révisé en 2015, puis en 2018. Les textes actuels font la distinction entre la détention pour usage personnel si elle se déroule (ou non) dans un établissement pénitentiaire ou dans une institution de protection de la jeunesse ; dans un établissement scolaire ou dans ses environs immédiats ; de manière ostentatoire dans l’espace public ou dans un endroit accessible au public. La profusion actuelle des textes légaux et réglementaires ne joue pas en faveur de la clarté du contexte légal dans lequel s’inscrit la détention de cannabis. Dans tous les cas, un procès-verbal simplifié peut être dressé et transmis au parquet. Les poursuites et condamnations pour la seule détention de cannabis sont relativement rares, mais restent d’actualité dans certains arrondissements judiciaires.
Pour en savoir plus, consultez le site de notre partenaire, la FEDA BXL, ou notre outil Quiz Cannabis & Alcool
Quels sont mes droits en matière de cannabis ?
Pour répondre à cette question, nous vous invitons à consulter notre outil : Mise au point Cannabis et alcool.
Qu’est-ce que la dépénalisation (ou décriminalisation) des usages de drogues ?
Un processus de dépénalisation consiste en l’abaissement des peines prévues pour certaines pratiques jusqu’à leur sortie éventuelle du champ pénal. En matière de drogues, elles concernent en général la détention – d’une faible quantité (à définir) – en vue de l’usage personnel. D’autres réponses sont possibles : aucune sanction, détention administrative, amende, cours éducatif, travail communautaire, orientation volontaire vers des services sociaux et de santé, etc.
Au Portugal par exemple, une personne trouvée avec une quantité de drogue définie comme destinée à la consommation personnelle est dirigée vers une Commission pour la Dissuasion des Addictions, qui évalue sa situation et peut proposer des services de réduction des risques, de traitement ou d’aide sociale, voire imposer des sanctions administratives (amendes, travail communautaire) selon les cas, sans passage devant un juge ni peine de prison.
L’objectif principal de cette approche consiste à réduire les problèmes de santé publique associés (infections, overdoses, etc.) en traitant les usagers comme des personnes ayant besoin de soin plutôt que comme des criminels.
Qu’est-ce que la loi de 1921 ?
La loi de 1921 est une loi belge du 24 février 1921 qui réglemente et réprime le trafic, la détention et l’usage de substances vénéneuses, soporifiques, stupéfiantes, psychotropes et assimilées : elle fait entrer dans le cadre pénal un large ensemble de drogues et de comportements liés à celles-ci en criminalisant leur possession, fabrication, vente ou mise à disposition.
Les politiques répressives en matière de drogues, souvent qualifiées de « guerre contre les drogues », sont critiquées par de nombreux acteurs de terrain pour leur inefficacité à réduire la consommation et pour les conséquences négatives qu’elles engendrent sur la santé, les droits humains et la société.
Aggravation des risques sanitaires : Les politiques répressives aggravent d’abord les risques sanitaires : la peur des contrôles pousse les usagers à consommer dans la clandestinité, dans des conditions dangereuses, favorisant la transmission du VIH et des hépatites et les éloignant des services de soin.
Stigmatisation et exclusion sociale : La criminalisation entraîne également stigmatisation et marginalisation sociale, les personnes dépendantes étant traitées comme des délinquants plutôt que comme des patients. Ces politiques s’accompagnent souvent de discriminations et d’atteintes aux droits humains, notamment à travers des contrôles ciblant les populations précaires ou racisées.
Économie, criminalité et violences : Malgré des décennies de répression, la consommation mondiale ne diminue pas ; au contraire, le marché noir prospère, avec des produits plus purs, plus concentrés, et moins chers, enrichissant les réseaux criminels. Elles représentent en outre un coût économique important et contribuent à l’engorgement des tribunaux et des prisons. Enfin, la concurrence pour le contrôle des territoires de vente alimente la violence et fragilise la sécurité publique.
La loi de 1921 est considérée, par de nombreuses associations du secteur des addictions, comme un obstacle à une politique intégrée de santé publique en matière de drogues, car elle empêche notamment le développement de politiques de réduction des risques, la reconnaissance légale d’espaces de consommation à moindre risque et freine certaines innovations sanitaires.
Proposez-vous une aide pour l’alcoolisme ?
Bien-sûr, nous offrons une prise en charge psychologique pour tout type d’addiction (liée à l’usage de produit(s) et/ou comportementale).
Notre équipe compte deux psychologues, qui offrent des suivis individuels pour toute personne en questionnement par rapport à sa consommation, que ce soit pour des substances légales comme l’alcool et le tabac, ou illégales, ainsi que pour des usages sans substances (les jeux d’argent, les écrans, etc.).
Pour nous, l’usage d’un produit est toujours une réponse aux besoins d’un individu, dans un contexte donné. La question donc ce n’est pas tant « qu’est-ce que l’on consomme? », mais plutôt « pour quelles raisons et dans quels contextes ?
Il important de spécifier que nous sommes un service ambulatoire et nous ne pouvons pas offrir de suivi médical pour un sevrage, spécialement dans le cas de l’alcool, substance qui demande dans certains cas un arrêt médicalement assisté parallèlement à la psychothérapie (pour plus d’information sur le sevrage à l’alcool regarder sur…).
Proposez-vous un service de consultation ?
Nous proposons deux services de consultation à destination de deux publics différents : les consultations psychologiques et la guidance parentale pour les proches.
Consultation psychologique (pour vos propres usages) : nous offrons un suivi psychologique individuel pour vous accompagner dans les questionnements concernant vos usages et si nécessaire, vous accompagner dans un parcours thérapeutique visant un mieux-être et une relation à votre consommation plus en adéquation avec vos envies et valeurs.
Un service de guidance parentale (si vous êtes le.a proche d’une personne usagère) : nous avons pensé ce service pour les parents et les proches de personnes usagères, pour vous accompagner dans les questionnements que vous pouvez avoir, pour que vous puissiez déposer vos inquiétudes et acquérir des outils concrets pour (re)nouer le dialogue avec votre ado.
L’aide est-elle confidentielle et accessible ?
Nous tenons à offrir un cadre financièrement accessible et respectant les lois sur le secret professionnel.
Nous demandons une contribution financière de 15 euros par séance, remboursable par votre mutuelle selon les conditions de celle-ci. En outre, le prix ne doit pas être un frein et peut être discuté à tout moment de la thérapie.
Concernant le secret professionnel, nous sommes légalement tenus au respect du secret professionnel par l’article 458 du Code pénal et en accord avec le Code de déontologie des psychologues.
Peut-on venir pour un proche ?
Oui, nous offrons un service de guidance à destination des proches, tels que les parents, les partenaires, la fratrie, les ami·es, etc. Nous comprenons qu’avoir quelqu’un dans son entourage qui présente des problématiques de consommation peut devenir une source d’inquiétudes, de stress, de questionnements nécessitant un espace de partage et de soutien.
Existe-t-il un SOS alcoolisme en Belgique ?
Alcooliques Anonymes : 078 15 25 56 (tous les jours), alcooliquesanonymes.be.
Télé-Accueil : 107 (gratuit, anonyme).
Infor-Drogues : 02 227 52 52 (écoute anonyme).
Aide Alcool : alcool.aide-en-ligne.be : information, outils de self-help et accompagnement individualisé en ligne anonyme et gratuit.
En cas d’urgence médicale : le 112 (ou le 100).
Où trouver un centre de guidance et de santé mentale ?
Un centre de guidance est une structure ambulatoire de santé mentale offrant un accompagnement pluridisciplinaire (psychologique, social, psychiatrique) pour aider des personnes en difficulté. Il propose des consultations, des thérapies et du soutien pour le bien-être psychique, s’adressant aux enfants, adolescents et adultes.
Il en existe de nombreux en Belgique.
Vous pouvez le site Guide social (guidesocial.be) pour en trouver un proche de chez vous.
Quelle est la différence entre un service de santé mentale ASBL et un cabinet privé ?
Les SSM regroupent plusieurs professionnel·les (psychologues, psychiatres, assistant·es sociaux·ales, infirmier·es) qui proposent une prise en charge globale à un tarif bas ou adapté à vos revenus. Toutefois, les délais d’attente peuvent être longs en raison de la forte demande.
Tandis qu’au sein d’un cabinet privé, le suivi est généralement effectué par un seul praticien. Le coût est généralement plus élevé. Cependant, un remboursement partiel est possible via la mutuelle, ou un tarif réduit si le psychologue est conventionné. L’accès est généralement plus rapide et plus flexible (consultations le soir ou le week-end).
Dois-je appeler la police si mon enfant consomme ?
Appeler la police risque de rompre les liens de confiance et de dialogue. L’essentiel est avant tout de maintenir une bonne relation avec votre adolescent·e.
Si iel consomme des produits illégaux, c’est qu’iel y trouve une « raison » (socialisation, expérimentation, plaisir, etc.). Il ne faut donc pas vous braquer sur le produit, mais plutôt vous intéresser à son état de bien-être général. A-t-il toujours des activités en lien avec ses centres d’intérêt ? Est-il en décrochage scolaire ? A-t-il un cercle d’amis ?
Si vous avez malgré tout des inquiétudes ou que vous ne savez pas comment aborder la question avec iel, n’hésitez pas à contacter notre service de guidance parentale ou un centre spécialisé dans les assuétudes.
Comment faire une prise de contact pour un accompagnement psy ( consultation) ?
Addiction aux jeux vidéo : comment la reconnaître ?
On parle beaucoup, dans les médias, de l’addiction aux écrans. Cela génère des inquiétudes, notamment concernant le temps que nous passons derrière nos écrans et l’impact que cela peut avoir sur notre santé. Les jeux vidéo ne sont ni intrinsèquement bons ni mauvais : c’est leur usage et leur place dans la vie de la personne qui font la différence. L’usage est toujours une réponse aux besoins d’une personne, dans un contexte donné.
La question n’est donc pas tant « Cette personne est-elle addict aux jeux vidéo ou aux réseaux sociaux ? », mais plutôt : « Comment se sent-elle pour le moment ? A-t-elle toujours des activités en lien avec ses centres d’intérêt ? Est-elle en décrochage scolaire ou en arrêt de travail ? A-t-elle un cercle d’amis ? », etc.
Dans une approche de promotion de la santé, il est essentiel d’adopter une vision globale et nuancée. Les jeux vidéo, les réseaux sociaux ou toutes les activités en ligne peuvent remplir différentes fonctions selon les personnes : ils peuvent être une source de plaisir, de détente, de lien social, de renforcement de l’estime de soi, etc.
Lorsque cette activité prend une place trop importante et empiète sur d’autres dimensions essentielles du bien-être, les relations sociales, les activités sportives ou artistiques, ou d’autres centres d’intérêt, cela peut contribuer à un déséquilibre de vie. Dans ce sens, c’est moins l’activité elle-même qui pose problème que la perte d’équilibre entre les différents domaines de vie, comme l’illustre l’image de l’Échiquier (lien vers l’outil).
Enfin, il convient de prendre en compte les facteurs de vulnérabilité et de protection propres à chaque individu (soutien social, estime de soi, gestion des émotions, conditions de vie, etc.). Une approche de promotion de la santé invite ainsi à éviter toute stigmatisation des pratiques numériques et à adopter un regard nuancé, qui tienne compte des interactions entre la personne, ses usages et son environnement.
Addiction aux jeux vidéo en Belgique : où trouver de l’aide ?
Si vous êtes parent d’un·e jeune dont les usages vous inquiètent, vous pouvez nous contacter. Si vous vous inquiétez de vos propres usages des jeux vidéo, vous pouvez également nous contacter ou vous orienter vers l’un de ces autres centres :
Clinique des troubles liés à Internet et aux jeux (CTIJ) – Saint-Luc (Bruxelles) : propose des consultations et une hospitalisation pour les jeunes et les adultes souffrant de cyberdépendance.
Clinique du Jeu et autres addictions comportementales – CHU Brugmann (Bruxelles) : spécialisée dans les problématiques liées aux jeux vidéo et à Internet.
NADJA asbl : centre de prévention et de traitement des dépendances, actif notamment sur les questions liées à Internet et aux jeux vidéo.
L’addiction aux jeux vidéo peut-elle être liée à la dépression ?
Il peut y avoir une corrélation entre l’investissement dans les jeux vidéo et la présence de symptômes dépressifs, mais cela ne signifie pas forcément qu’il existe un lien de cause à effet. Ce n’est pas parce qu’on passe beaucoup de temps devant les écrans (réseaux sociaux, jeux vidéo, ChatGPT, etc.) que l’on devient dépressif. En revanche, si, pour une raison particulière, ce comportement prend beaucoup de place et empiète sur d’autres espaces de bien-être (voir « Échiquier »), cela peut réduire la place accordée aux autres dimensions essentielles au bien-être.
Dans une approche de promotion de la santé, il est essentiel d’adopter une vision globale et nuancée. Les jeux vidéo peuvent remplir différentes fonctions selon les personnes : ils peuvent être une source de plaisir, de détente, de lien social, etc. Ainsi, une personne présentant déjà des signes de mal-être ou d’isolement peut avoir tendance à s’y investir davantage, ce qui fait du jeu davantage une conséquence qu’une cause du mal-être.
Lorsque cette activité prend une place trop importante et empiète sur d’autres dimensions essentielles du bien-être, les relations sociales, les activités sportives ou artistiques, ou d’autres centres d’intérêt, cela peut contribuer à un déséquilibre de vie. Dans ce sens, c’est moins l’activité elle-même qui pose problème que la perte d’équilibre entre les différents domaines de vie, comme l’illustre l’image de l’échiquier.
Qu’est-ce que la dépendance ?
Nous sommes tous et toutes dépendant·es de quelque chose, sans que cela soit forcément problématique. Lorsqu’un comportement prend une place trop importante et empiète sur d’autres dimensions essentielles du bien-être, les relations sociales, les activités sportives ou artistiques, ou d’autres centres d’intérêt, cela peut contribuer à un déséquilibre de vie. Dans ce sens, c’est moins le comportement en lui-même qui pose problème que la perte d’équilibre entre les différents domaines de vie, comme l’illustre l’image de l’Échiquier.
Pourquoi consomme-t-on des drogues ?
La consommation de drogues (qu’elles soient légales, comme l’alcool et le tabac, ou illégales) répond à des motivations multiples, souvent liées à la recherche de bien-être, à la gestion des émotions ou à des pressions sociales et environnementales. Dans la plupart des cas, les consommations ne posent pas de problème.
Comment parler de drogues aux jeunes ?
Parler de drogues aux jeunes, ce n’est pas faire peur ni moraliser. C’est avant tout ouvrir un espace de dialogue où les questions, les expériences et les doutes peuvent être entendus sans jugement. Aborder les questions de consommation de manière fiable, nuancée et adaptée à leur réalité permet de développer leur esprit critique et leur capacité à faire des choix.
Plutôt que de se focaliser uniquement sur les produits, il est essentiel de parler des contextes de consommation, des émotions, de la pression du groupe, du plaisir, mais aussi des risques et des ressources disponibles. Une approche de prévention efficace repose sur l’écoute, la confiance et la réduction des risques, afin de renforcer le pouvoir d’agir des jeunes plutôt que de leur imposer des discours culpabilisants ou moralisateurs.
Comment aborder les questions de bien-être avec les jeunes ?
Que faire quand un ado passe sa journée devant les écrans ?
Comment prévenir les addictions chez les jeunes ?
La prévention des addictions ne consiste pas uniquement à parler des produits ou des comportements à risque. Elle vise surtout à renforcer les compétences psychosociales des jeunes : estime de soi, gestion des émotions, esprit critique, capacité à faire des choix et à demander de l’aide. Une approche basée sur l’écoute, le non-jugement, la participation, le renforcement et la disponibilité des ressources dans leur environnement immédiat permet aux jeunes de développer leur pouvoir d’agir et d’agir sur leur bien-être.
Proposez-vous des projets pédagogiques en milieu scolaire ou associatif ?
Oui, des projets pédagogiques peuvent être développés avec les écoles et leurs partenaires, mais aussi avec les maisons de jeunes, les centres d’hébergement, les AMO, les services résidentiels, les clubs sportifs ou les associations, afin d’aborder les questions liées aux consommations, au bien-être, aux écrans ou à la santé de manière participative.
Nous n’intervenons pas directement auprès des jeunes sous forme d’ateliers de sensibilisation. Nous privilégions les interventions visant à renforcer l’autonomie des professionnel.les qui les entourent, afin de développer une culture de prévention sur le moyen et le long terme (accompagnement d’équipe, co-animation, diagnostic).
Ces projets privilégient les échanges, les outils d’animation et la réflexion collective, en tenant compte des réalités vécues par les jeunes et des besoins des équipes éducatives.
Si vous vous questionnez concernant les consommations des jeunes avec lesquels vous êtes en relation et souhaitez un accompagnement de votre équipe ou institution, n’hésitez pas à contacter notre équipe.
À qui s’adressent vos formations et accompagnements ?
Peut-on organiser une formation ou un accompagnement au sein de notre équipe ?
Oui, nos accompagnements s’adressent aux équipes qui en font la demande. Une première rencontre d’« analyse de la demande » est prévue avec l’équipe demandeuse afin de proposer ensuite une offre d’intervention adaptée.
Comment se déroule un accompagnement concrètement ?
Intervenez-vous auprès des jeunes et des adolescent·es ?
Nous n’intervenons pas directement auprès des jeunes dans le but de les sensibiliser aux usages de drogues ou consommations sans produits (écrans, etc.). Nous intervenons prioritairement auprès des adultes qui les encadrent, dans le but de renforcer leur capacité à agir sur les problématiques liées aux consommations et à pérenniser la prévention au sein de l’institution.
Les jeunes et les adolescent·es peuvent bien sûr être impliqué·es dans les démarches de prévention. Leur participation donne tout son sens aux projets qui les concernent.
Quelles sont les problématiques qui peuvent être travaillées en accompagnement ?
Toutes les questions liées aux consommations perçues comme problématiques par les équipes de première ligne : consommations au sein des institutions, décrochage, comportements sous influence, deal, manque de cohésion au sein de l’équipe, absence de politique claire en matière de consommations, interventions policières, etc.
Travaillez-vous partout en Belgique ?
Nous intervenons partout en Belgique francophone.
Comment puis-je faire une demande d’accompagnement ?
En nous téléphonant au 02/512 17 66 ou en nous envoyant un mail à l’adresse suivante au 02 512 17 66 ou par e-mail : info@dsp-asbl.be
Qu’est-ce que la cocaïne ?
La cocaïne est un psycho-stimulant issu de la feuille de coca, utilisée depuis des millénaires par les populations des Andes à des fins religieuses, thérapeutiques ou sociales. Sous forme de poudre, elle est sniffée ou injectée. Cuite avec du bicarbonate de soude ou de l’ammoniaque, elle peut être fumée (ce qu’on appelle le crack). Pour en savoir plus sur les effets, utilisations et risques de cette substance, rendez-vous sur les sites de nos partenaires :
Qu’est-ce que le crack ?
Le crack est une préparation purifiée de cocaïne (psycho-stimulant issu de la feuille de coca) avec du bicarbonate de soude ou de l’ammoniaque qui prend alors la forme de petits cristaux (ou cailloux). Les effets du crack sont plus rapides, intenses et de courte durée que ceux de la cocaïne en poudre. Pour en savoir plus sur les effets et risques de cette substance, rendez-vous sur les sites de nos partenaires : Infor Drogues & Addictions et Modus Vivendi
Qu’est-ce que l’héroïne ?
L’héroïne ou diacétylmorphine est un opiacé synthétisé à partir de la morphine. Celle-ci est naturellement présente dans l’opium. L’héroïne, comme les endorphines produites naturellement par notre corps, est un « dépresseur » du système nerveux central. L’héroïne est sniffée, injectée ou fumée. La concentration d’héroïne dans une dose varie fortement en fonction des régions, des arrivages et des pays d’origine. Elle est coupée de manière variable.
Pour en savoir plus sur leurs effets, risques de cette substance, voir les sites de nos partenaires : Infor Drogues et Addictions et Modus Vivendi
3, meph’, mephe’, 3-MMC, 3-CMC, 3… : que sont les cathinones ?
Les cathinones sont des « nouveaux produits de synthèse » stimulants et euphorisants, dont les effets se situent entre ceux de la MDMA et du Speed. Cette famille de substances synthétiques est en constante évolution. Leur particularité est de jouer sur la légalité en modifiant régulièrement une partie de leur structure chimique à chaque interdiction d’un de leurs composants.
Pour en savoir plus sur leurs effets, risques de ces substances, rendez-vous sur: Infor Drogues & Addictions
Que sont les amphétamines, speed et métamphétamines ?
Les amphétamines et la méthamphétamine sont des stimulants synthétiques produits dans des laboratoires illégaux, notamment en Europe et en Asie. Les amphétamines, aussi appelées parfois speed, se présentent généralement sous forme de poudre ou de pilules.
Pour en savoir plus sur leurs effets, risques de ces substances, rendez-vous sur: Infor Drogues et Addictions pour la métamphétamine et amphétamines
Que sont le GHB et le GBL ?
Le GHB (gammahydroxybutyrate) est à l’origine un anesthésiant utilisé en médecine pour ses qualités sédatives (calmant). Le GBL (gamma-butyrolactone) est un produit chimique utilisé comme solvant-décapant, qui se transforme dans le corps en GHB (précurseur du GHB). Le GHB est un dépresseur : il ralentit le fonctionnement du corps.
Pour en savoir plus sur les effets et risques de ces substances, rendez-vous sur Modus Vivendi et Infor Drogues et Addictions
Les médicaments sont-ils des drogues ?
La frontière entre médicaments et drogues est poreuse puisque certains d’entre eux, les médicaments psychoactifs, sont des produits qui modifient l’humeur et le comportement. Ils peuvent calmer, endormir, ou réveiller, stimuler, exciter. Certaines substances autrefois utilisées de manière médicale ont ensuite été rayées de la pharmacopée. Les médicaments psychotropes sont prescrits par un médecin et vendus en pharmacie, mais ils peuvent être l’objet de mésusages (par exemple le dopage) et/ou de surprescriptions. Certains médicaments sont aussi vendus sur le marché illégal.
Les catégories de médicaments psychotropes sont :
- les dépresseurs du système nerveux : benzodiazépines (pour traiter l’anxiété, l’insomnie), opiacés (pour soulager la douleur et la toux), barbituriques (pour traiter les troubles du sommeil) ;
- les excitants de type amphétaminique ;
- les antidépresseurs qui traitent les états de dépression.
Récemment, on observe également un regain d’intérêt pour l’usage des psychédéliques dans le traitement de la dépression, des anxiétés et des addictions. Des recherches sur ces substances avaient été menées dans les années soixante avant d’être mises à l’arrêt pour des raisons morales et politiques. Elles ont désormais repris, suscitant des espoirs autour de leur potentiel thérapeutique.
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